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CANTIN

Canton d'Arleux
Arrondissement de Douai
Superficie : 958 ha
Population :1438 habitants
Habitants : les Cantinois
Cours d'eau : le canal de la Sensée

Origine du nom : du patronyme Cawe ou du latin cavitas, " cavité ", en référence aux carrières de grès existant sur le territoire.

Historique

La présence de l'homme sur le territoire date de la Préhistoire comme en témoigne la découverte de plus de 600 lames de silex. Des vases remplis de monnaies romaines attestent que le village est également occupé à l'époque gallo-romaine. En 1065, Cawentin apparaît dans la charte de restauration de l'abbaye d'Hasnon et le village est de nouveau cité en 1079, dans le titre de fondation de l'abbaye d'Anchin.

Gérard II, évêque de Cambrai et Arras, donne la cure de Cantin à l'abbaye qui la conserve jusqu'à la Révolution. En 1109, le quatrième abbé d'Anchin érige Cantin en ville. Les dons des seigneurs successifs permettent à l'abbaye d'Anchin et de Flines d'être chacune propriétaires de domaines riches et étendus sur le territoire de Cantin. Les châtelains de Douai sont les premiers seigneurs connus.

En 1285, un héritier de cette maison, Jehan, chevalier de Boutier, qui tient également le fief de Hamel, prend le non de Cantin. A partir de 1247, le Cantinois bénéficient d'une loi définissant leurs droits et leurs devoirs, dite " Loi de Cantin ".

En 1350, la seigneurie passe à la famille de Wastines, à celle de Halluin en 1360, aux d'Allennes vers 1500 et aux Dion à partie de 1512. Le village est incendié par François Ier alors qu'il traverse toute la région à la fin 1521. La seigneurie est vendue au Caudron, rentiers de Douai, en 1677.

Après plusieurs rachats elle est attribuée en 1721 à un membre de l'illustre famille de Rémy, l'une des plus anciennes de Douai. Le territoire de Flesquières est ajouté à celui de Cantin, situé en Flandre Wallonne avant la Révolution ; le village, qui s'étend entre Cantin et Arleux, faisait auparavant partie du Hainaut. Théâtre de violents affrontements au XVIIIème siècle, Flesquières aurait appartenu à sainte Aldegonde, fondatrice de l'abbaye de Maubeuge et a été rasé en 1793.

Peinture du Comte Charles de Croÿ (1560 - 1612)
CANTIN
En cartouche: "Cantain"
Composition panoramique à partir de vues prises du nord-est.

Au second plan, chemin venant de l'actuelle route nationale et qui, jadis, se dirigeait vers   Arleux.

Le village qui comportait, en 1449, 32 foyers payant la taille est beaucoup plus important que ne le laisse supposer la miniature. A gauche et à droite du chemin, maisons de briques     couvertes de tuiles.

Un peu plus à droite, vers le centre de la miniature, ensemble de constructions faites des  mêmes matériaux et fermant trois côtés d'un rectangle; on y reconnaît un corps de logis   surmonté d'un pignon à pas de moineaux. Cette maison noble, à l'emplacement du château actuel, pourrait avoir remplacé l'ancienne forteresse dont les pierres ont été vendues, en 1379, à la ville de Douai occupée à la construction de son beffroi. À la forteresse ou à ses   dépendances pourraient appartenir les pignons ruinés que le peintre a représentés à proximité.

Au-delà du village (alors qu'elle se trouve, en réalité, dans l'agglomération) et entourée de son âtre, l'église paroissiale en pierre, couverte d'ardoise. Tour occidentale sur plan carré; étage des cloches éclairé par une fenêtre, flèche de charpente à lucarnes, fronton à la base de la toiture; nef d'au moins trois travées, fenêtres à pignons, lucarnes dans le toit, oculus au  pignon est; le long du flanc nord, bas-côté couvert de tuiles; choeur moins large et plus bas que la nef, une ou deux travées, chevet à trois pans étayé de contreforts.

Cette église subsiste toujours, maintes fois réparée.
Notre Village de Cantin